Une échelle de vérité.

Trois exigences, de la plus stricte à la plus fondamentale. Chacune définit ce qu'un Pokémon a le droit d'être.

01

Légitime

Issu de la vraie distribution : capturé, éclos ou reçu par les moyens officiels de l'époque, sur le vrai matériel.

02

Légal

Conforme octet par octet aux règles du jeu. Indiscernable d'un original, y compris pour les outils d'analyse.

03

Plausible

Une histoire qui a réellement pu se produire : bonne langue, bon jeu d'origine, chemin d'obtention qui existait à l'époque.

La règle du projet : tout Pokémon ajouté est au minimum légal et plausible. Pas d'anachronisme, même invisible.

Trois outils, trois rôles.

Le matériel d'origine fait l'essentiel. Ces trois outils n'interviennent que là où l'histoire s'est arrêtée.

GB Operator

Le pont physique

Un lecteur USB qui accueille la vraie cartouche et donne accès à sa sauvegarde, lecture et écriture. C'est lui qui relie le monde physique (la cartouche française d'époque, sa pile, sa mémoire) au monde numérique où s'opère la reconstitution.

Rien ne quitte jamais le matériel d'origine : la sauvegarde est copiée, travaillée, puis réécrite exactement là d'où elle vient.

PokeFinder

L'horloger

Sur Game Boy Advance, rien n'est vraiment aléatoire : chaque rencontre découle d'une graine et d'une suite de calculs déterministes. PokeFinder rejoue ces calculs.

Il permet de trouver une graine et un instant précis qui produisent exactement le Pokémon visé, autrement dit, de fonder chaque reconstitution sur une rencontre que la console aurait réellement pu générer. C'est la clé du niveau « plausible ».

PKHeX

Le scalpel

L'éditeur de sauvegarde de référence. Il ouvre le fichier extrait par le GB Operator et expose chaque Pokémon octet par octet : identité, statistiques, origine, sommes de contrôle.

Dans ce projet, il sert autant à vérifier (son contrôle de légalité valide les niveaux 2 et 3) qu'à écrire les données fournies par PokeFinder, jamais à inventer ce qui n'aurait pas pu exister.

Le matériel de la quête.

Ce que la reconstitution suppose de posséder, et les pièges de compatibilité qui ne pardonnent pas.

Deux Game Boy Advance

Tout échange exige deux consoles reliées ; GBA et GBA SP partagent le même port. Piège : la DS et la DS Lite lisent les cartouches mais n'ont aucun port câble, impossible d'y échanger. Le Game Boy Micro utilise un port propriétaire, incompatible avec les câbles standards.

Le câble Game Link

Le câble officiel GBA (AGB-005) relie les deux consoles pour l'échange. L'adaptateur sans fil de 2004, lui, ne fonctionne qu'entre Rouge Feu, Vert Feuille et Émeraude ; Rubis et Saphir l'ignorent totalement.

Les cartouches

Les cinq versions françaises, un exemplaire de chaque : les starters manquants viennent de l\'élevage (Émeraude offre même un starter de Johto via le Prof. Seko, Pokédex de Hoenn complété), les exclusivités croisées de l\'échange. S\'y ajoute un Rubis ou Saphir japonais, indispensable à la route Celebi. Rouge Feu et Vert Feuille n\'échangent avec Hoenn qu\'après le Pokédex National.

Les GameCube et leurs disques

Colosseum, Pokémon XD : Le Souffle des Ténèbres et Channel en versions PAL exigent une console PAL (zonage). Le disque bonus Celebi, lui, est japonais : il réclame une GameCube japonaise et un Colosseum JP terminé. Le câble officiel GBA-GameCube (DOL-011) fait le pont.

Les langues

En 3G, l\'échange entre jeux de langues différentes fonctionne sans blocage ; c\'est même la clé de deux routes : Celebi (du Japon vers la France) et le Eon Ticket (des versions anglaises vers les françaises, par mixage des données). Certaines histoires françaises légitimes commencent donc en anglais ou en japonais ; les distributions françaises de 2006-2007 portaient elles-mêmes des données anglaises.

Le pont numérique

Un GB Operator et un ordinateur, la porte d'entrée vers PKHeX et PokeFinder, dont les rôles sont détaillés plus haut. C'est le seul matériel qui n'existait pas à l'époque.

Ce que la méthode s'interdit.